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L’agent de sécurité dans un centre jeunesse, bien plus qu'un gardien

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10 octobre 2011
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Par Ghislain Lafaille

Dans le cadre de ce dossier spécial sur les centres jeunesse, le Chambly Express.a rencontré un agent de sécurité au centre ca de Chambly qui a accepté de nous parler de la réalité de son boulot. Ce dernier a toutefois voulu conserver l'anonymat.

Le centre jeunesse de Chambly héberge entre 160 et 175 jeunes. Le nombre peut varier en fonction des besoins en cours d'année. La majorité des jeunes sont placés en vertu de la Loi sur la protection de la jeunesse. D'autres le sont en vertu de la loi sur les jeunes contrevenants.

Le rôle d'un agent de sécurité qui exerce dans un contexte de centre jeunesse s'apparente souvent plus au travail social qu'à un rôle purement dissuasif ou répressif. « Il faut être à l'écoute et avoir de l'empathie envers la clientèle et surtout, l'agent doit faire preuve de beaucoup d'humilité lorsque les insultes pleuvent.

Il faut avoir un bon parapluie et ne pas se laisser affecter par les propos qui, la plupart du temps, ne nous visent pas personnellement. Je considère ça comme un orage tropical. C'est intense, mais, heureusement, ça ne dure pas longtemps », confie cet agent qui travaille au centre depuis cinq ans.

Il explique que des agents sont présents sur le site 24 heures par jour, sept jours par semaine, et qu'il y a trois quarts de travail de huit heures auxquels s'ajoute le service de transport des jeunes vers leurs différents lieux de rendez-vous : les tribunaux, en fort pourcentage, les hôpitaux, les rendez-vous chez le dentiste et l'école pour ceux qui en fréquente une à l'extérieur du centre.

Partout, les agents sont soumis à la même attente que le grand public. « Ce n'est pas parce qu'on a l'uniforme du centre qu'on passe plus vite. On sait quand on arrive quelque part, mais on ne sait pas quand on en sort. Le gros de le job, c'est de veiller à la sécurité des bénéficiaires et des intervenants. » Pour ce faire, il y a l'intervention verbale qui représente au moins 99% de leurs interventions. « Généralement, c'est suffisant. En dernier recours, on utilise la maîtrise physique de l'individu qui consiste en des prises d'immobilisation conçues pour ne pas causer de douleur. »

Notre source avoue être un fervent partisan de la réhabilitation : « En raison de l'âge des jeunes, il est important de dédramatiser leurs actions inadéquates et de ne pas les cataloguer. Je crois fermement que tout le monde a droit à une deuxième chance dans la vie. La preuve est que chaque fois que je vais faire mon épicerie, je rencontre un jeune qui a déjà été hébergé au centre, qui y travaille et qui semble très bien intégré à la société », conclut-il.

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