Le marché immobilier se stabilise
Le marché immobilier sur Chambly et sarégion n’a pas été vraiment touché par lacrise économique mondiale.(Photo : Isabelle le Maléfant)
La crise économique américaine n’a pas épargné le marché immobilier québécois. Depuis le début de l’année, ce dernier est en légère baisse sur l’ensemble du Québec.
D’après certains courtiers en immobilier cela s’expliquerait par l’actuelle situation économique. Ils prévoient, en outre, une légère baisse du prix des maisons si l’offre de propriétés continue d’augmenter. Pour d’autres, malgré un début d’année plus difficile, le marché se porte assez bien.
Jacques Tremblay, propriétaire notamment de Remax Plus Chambly, affirme qu’actuellement le marché immobilier connaît une légère baisse par rapport aux années précédentes. « Dans tout le Québec, nous notons par rapport à l’an passé une baisse de 3 à 4 % du nombre de ventes. En revanche, il n’y a pas de baisse des prix. » Pour sa part, Nicole Gingras du groupe Sutton Millénia estime que le marché a démarré plus lentement cette année. « Nous sommes à la fin d’une mini-récession à l’automne et printemps dernier. Le ralentissement peut aussi s’expliquer par le nombre croissant de nouvelles constructions. Mais il ne faut pas oublier que ces propriétés sont essentielles pour l’avenir. Cela nous permettra d’avoir du choix à proposer. »
De son côté, Lucette Langevin des Immeubles Lucette Langevin, signale qu’il y a toujours eu des périodes de fluctuations du marché immobilier. « Depuis 25 ans, le marché immobilier bouge avec des périodes meilleures que d’autres. Et peut-être que dans les périodes où nous avons moins d’activités c’est aussi que nous, courtiers, nous bougeons moins. »
Pour Jacques Tremblay, ce ralentissement s’explique par l’économie en général. « Nous avons eu des mois difficiles après la crise économique des États-Unis. De 1998 à 2009, le marché était croissant. Aujourd’hui, il se stabilise », confie-t-il. Toutefois, la région tire correctement son épingle du jeu car elle recèle nombre de maisons de prestige à vendre, un secteur rarement affecté par les fluctuations du marché économique. Toutefois, Nicole Gingras observe que les propriétés de plus 400 000 $ sont plus difficiles à vendre.
Plus de propriétés à vendre
Comparativement à l’an passé, le prix des maisons est assez stable. Sur Chambly, le prix moyen d’une maison est aujourd’hui de 275 000 $ contre 260 000 $ l’an passé. « Pour le même nombre d’acheteurs, nous avons plus de propriétés sur le marché. Si cette tendance se maintient, c’est sûr, les prix vont baisser. Les vendeurs devront être plus flexibles », explique- t-il. En effet l’an passé, il y avait 308 maisons à vendre et aujourd’hui, c’est 342 propriétés qui sont sur le marché.
De ce fait, le marché est légèrement plus favorable à l’acheteur qu’au vendeur. Lucette Langevin souligne, pour sa part, que la clientèle est de plus en plus exigeante, « l’important est d’afficher un prix de vente raisonnable et pour l’acquéreur de proposer un tarif raisonnable et non pas une offrande », rajoute-t-elle. Cette situation n’est toutefois pas alarmante. « Le marché d’automne pourrait changer la Donne », poursuit Jacques Tremblay. En effet, cette période est généralement propice aux ventes de propriétés.
La Rive-Sud et notamment la région de Chambly ont attiré au fil des années bon nombre de nouveaux résidents. « Aujourd’hui, ce sont les jeunes entre 25 et 40 ans qui achètent des logements assez chers. Et, les babyboomers, eux, vendent », confie Lucette Langevin. Dans sa clientèle, elle note un nombre important de clients venant de Montréal à la recherche de quiétude. Cadre de vie plus agréable, tranquillité et propriétés plus abordables sont les principales motivations des nouveaux acquéreurs.
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