Au galop!
De plus en plus populaire, l'équitation gagne du terrain. Bien que ce sport soit considéré comme étant huppé, l'équitation est pourtant bien plus accessible que l'on croit. Avec plusieurs écoles dans la région, les sports équestres ont la cote.
S'adressant tant aux jeunes enfants qu'aux personnes plus âgées, l'équitation permet de s'évader. Plusieurs élèves d'une cinquantaine d'années se retrouvent d'ailleurs en selle cette saison. Été comme hiver, l'équitation se pratique de plusieurs manières.
La selle western ou la selle classique (dite anglaise) rejoint sensiblement le même pourcentage de gens. Enseignée à l'Écurie Manoir, la selle western permet plus de liberté, mais demande aussi beaucoup d'agilité. Se tenant à une seule main, le cavalier tente de contourner les obstacles.
Trois catégories de cours sont offertes à l'écurie. « Les gens peuvent venir simplement pour le loisir, explique Marianne Bernhard, propriétaire de l'établissement. Le volet concours englobe la performance western, dont les divers concours d'obstacle sans saut. Ces concours ont lieu un peu partout, soit en Estrie ou à Sorel.
Il est possible d'apprendre à entrainer les chevaux grâce au troisième volet. Dans celui-ci, le cavalier est classifié de 1 à 4, selon son expérience. Lors de la dernière étape, un évaluateur attribue le diplôme. « Certains cavaliers sont là simplement à titre personnel, mais la majorité est là pour devenir entraineurs », souligne Mme Bernhard.
La selle classique semble posséder beaucoup plus de contraintes, tant au niveau de l'animal qu'au niveau du cavalier. Le volet des concours d'obstacle avec saut est sans doute le plus connu. Que ce soit la catégorie chasseur, qui est axée sur la beauté naturelle du cheval, ou sauteur, qui est jugée sur la performance de ce dernier, ils demandent beaucoup d'entrainement. Les concours d'équitation au niveau de la selle anglaise mettent en valeur la position du cavalier.
Dans les deux cas, les taux horaires des cours d'équitation varient entre 27 $ et 60 $, selon le nombre de personnes présentes à la séance. Bien que la selle anglaise reste accessible au niveau récréatif, elle devient toutefois très coûteuse lorsqu'on parle de compétition. « Il faut compter environ 3 000 $ par saison, lorsqu'on est sur le circuit régional. Au niveau provincial, c'est 12 000 $ qui est nécessaire par été, sans compter les frais de pension et de vétérinaire », explique Marie-Ève Jacques, instructrice aux Écuries Kairos, à Carignan.
Une thérapie
L'équitation a de grandes valeurs thérapeutiques, surtout chez l'enfant. Puisque la personne est en contact direct avec l'animal, l'équithérapie peut apporter un grand moment de détente. « Ma fille Sara-Aurélie a commencé à faire du cheval à l'âge de 2 ans, souligne Marie-Ève Jacques. Aujourd'hui, à l'âge de 7 ans elle en fait toujours, malgré son combat contre le cancer. » Selon Mme Jacques, le fait de prendre soin de quelqu'un d'autre est très bénéfique à l'enfant, qui oublie sa maladie. Au dire de la jeune fille, faire de l'équitation lui permet d'être heureuse. « Ça me remonte le moral », lance-t-elle.
Les Écuries Kairos reçoivent parfois des enfants avec certaines différences. Règle générale, l'équitation est positive dans leur vie. « J'ai déjà eu une élève atteinte de trisomie. Sinon, l'équitation est bénéfique pour les problèmes de motricité fine. » Selon l'instructrice, l'équilibre, la confiance et l'autorité qui sont demandés à l'enfant sont positifs dans leur démarche de guérison.
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