Voler au gré du vent, la passion d'un aérostier de Chambly
Sébastien Marcoux a développé une véritable passion pour la montgolfière il y a de cela plusieurs années. Aujourd'hui, il vole régulièrement au-dessus de la région et vit à fond sa passion pour les ballons à air chaud. Il est également propriétaire d'une des plus grosses entreprises canadiennes spécialisées en envolées de montgolfière, Éol'Air.
Originaire de Saint-Jean-Chrysostome, Sébastien Marcoux a, grâce au festival de montgolfières qui s'y déroule annuellement, vite eu la piqûre pour ce sport. Tellement qu'il a longtemps été bénévole dans les équipes de poursuite de cette région. Il a même travaillé au sein de l'organisation de ce festival.
C'est en 2000 qu'il a décidé de déménager dans la région de Montréal dans le but de devenir pilote de montgolfière. « C'était le seul endroit où je pouvais suivre ce cours. » Après avoir obtenu son brevet (deux cours théoriques et 16 heures de vol), il a fallu peu de temps pour qu'il fasse l'acquisition de son premier ballon.
Pour ce dernier, piloter une montgolfière est tout ce qu'il y a de plus enivrant. « Contrairement au pilotage d'un avion, la maniement d'un ballon à air chaud offre beaucoup plus de liberté et de possibilités de manœuvre. En plus, dans un ballon, on a vraiment des angles de vue sensationnels qu'on ne peut pas nécessairement avoir en avion ou en hélicoptère. »
Un vol dure une heure en moyenne. « En fait, nous avons du carburant pour une durée d'une heure et quart, en cas d'imprévu. Mais, en général, après 45 minutes, on commence à penser à l'atterrissage.»
Quand vient le temps de se poser, l'équipe de poursuite qui a suivi le ballon pour le ramener au bercail, se rend chez le propriétaire du terrain ciblé par l'aérostier afin de demander la permission de circuler sur ses terres. En général, les propriétaires terriens sont très accueillants. « Nous faisons vraiment tout pour ne pas endommager leur terrain et lasser nos traces. »
La vigilance est de mise
Les facteurs relevant de l'inconnu représentent un défi des plus excitants que Sébastien Marcoux adore relever. « Au cours d'un vol en Montgolfière, nous sommes vraiment à la merci des vents. On ne sait jamais vraiment où on va pouvoir atterrir. Un pilote se doit de demeurer alerte pour faire face à toutes les situations. »
Le Chamblyen se souvient d'un jour où, après 1 h 15 de vol, il n'apercevait aucun endroit à l'horizon pour poser son ballon. « Le soleil commençait à se coucher et la bonbonne de propane était presque vide. Je n'ai pas paniqué car j'avais confiance en ma bonne étoile. Et puis, tout à coup, j'ai enfin vu un champ parfait pour l'atterrissage », raconte-t-il.
Un vol en montgolfière peut s'effectuer le matin ou en fin de journée, à n'importe qu'elle période de l'année. Bien qu'il adore voler l'hiver, où le temps froid permet de plus longues randonnées, et l'été, pour admirer la beauté des paysages, Sébastien Marcoux indique que son moment préféré est celui de la fin de l'automne. « La perspective et les techniques de vol sont différentes. C'est vraiment la période de l'année où j'ai le plus de plaisir à voler. »
Plus qu'un loisir
Pour le pilote de Chambly, voler en montgolfière est aujourd'hui bien plus qu'un loisir. Ce dernier en a fait un véritable métier en transportant régulièrement dans sa nacelle des passagers qui souhaitent vivre une expérience qui sort de l'ordinaire. Chaque semaine, des gens seuls, des couples ou des groupes font appel à ses services pour une randonnée dans les airs.
Il possède actuellement neuf ballons, entreposés à Chambly et à Québec. Sept pilotes travaillent également pour lui. « Je prévois sous peu faire de nouvelles acquisitions dans le but d'ouvrir une troisième succursale à Gatineau. »
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