Plus de véhicules, mais capacités respectées
Si l’intersection composée des rues Grand-Boulevard et de la Fougère accueillait 47 véhicules à l’heure en période de pointe matinale, l’ajout des 410 de logements fera en sorte qu’ils seront 227 durant la même période. Toutefois, elle pourrait en accueillir jusqu’à 600 à l’heure, selon l’ingénieur Sylvain Rioux, qui a réalisé l’étude de circulation du projet domiciliaire Le Riviera.
« Oui, il va y avoir un impact, mais les artères et les intersections sont adéquates pour accueillir le débit des nouvelles unités de logements », a assuré le vice-président de la firme BPR Infrastructure lors de la séance d’information, mardi dernier.
En tout, M. Rioux a estimé que les quelque 410 unités de logements ajouteraient 1270 nouveaux véhicules dans le secteur. Il a aussi ajouté que le réseau actuel pourra supporter les nouveaux déplacements sans mesures d’amélioration ou de mitigation
« Les promoteurs d’un nouveau développement doivent prévoir un réseau routier structuré qui assure une bonne fluidité de la circulation et un niveau de quiétude satisfaisant pour les résidants en vertu du règlement sur plans d’aménagement d’ensemble de la Ville », a spécifié le spécialiste.
Toujours à un bon niveau
Pour faire son étude, celui-ci a d’abord identifié les trois intersections à risque (Grand-Boulevard/de la Fougère, Principale/Grand-Boulevard/Boucherville ainsi que Boucherville/de la Fougère), qui sont les éléments problématiques. Il a ensuite procédé au comptage des voitures en période problématique, soit en heure de pointe le matin, l’après-midi et le samedi.
Il en est venu à établir les niveaux de service, soit en classant l’intersection de A à F, A étant moins de 10 secondes d’attente et F plus de 50 secondes. Actuellement, les trois intersections sont au niveau « A » dans toutes les situations.
M. Rioux a ensuite estimé les niveaux de service futurs en calculant le nombre de nouveaux véhicules et leurs trajets. « C’est l’étape où l’on prend les nouveaux développements et on vient les placer sur le réseau en fonction des alternatives qu’ils ont. Pour calculer les nouveaux déplacements, on regarde ce que les gens font déjà, ce qui est un bon indice de ce que les nouveaux vont faire. On mesure aussi les temps de parcours et l’on choisit les plus courts parce que généralement les gens n’aiment pas allonger leur chemin », a indiqué l’évaluateur.
Une fois les nouveaux déplacements mis sur le réseau, dans certains cas les intersections sont passées du niveau A au B, dans d’autres elles sont restées au niveau A tandis que dans le pire des cas, elle est passée du niveau B à C. « Dans les niveaux A, B ou C, il n’y a pas de plainte et cela ne nécessite pas d’intervention », a mentionné M. Rioux qui a voulu rassurer les gens.
Prévu le coup
Selon M. Rioux, en 1993, une étude avait été faite concernant le développement au sud de la 116 pour les villes de Saint-Basile-le-Grand, Saint-Bruno et Carignan. À l’époque, les prévisions avaient estimé de 300 à 420 nouveaux logis sur 35 hectares de développement disponible à Carignan. Des recommandations avaient été posées à cet effet, dont plusieurs ont été réalisés pour que la circulation soit fluide avec l’arrivée des nouvelles résidences.
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