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Boom d'abandons d'animaux

Alors que la SPCA Montérégie avait déjà peine à accueillir toutes les bêtes à quatre pattes abandonnées, les nouveaux arrivants victimes des déménagements, comme ce Rottweiler laissé dans un appartement à Marieville, font en sorte que le refuge de Sainte-Angèle-de-Monnoir est maintenant pleine à craquer avec près de 100 chiens et 200 chats entre ses murs.

Si le refuge dirigé par Linda Robertson reçoit toute l'année des animaux abandonnés, la directrice de la Société protectrice des animaux admet que la période avant le 1er juillet est particulièrement problématique.

« Les gens déménagent et ne peuvent pas amener leur animal. Il y a de plus en plus de propriétaires qui ne les acceptent pas et il y a beaucoup de locataires qui font des plaintes. C'est de plus en plus difficile d'avoir un animal », explique celle en a plein les bras depuis quelques jours. Mme Robertson a d'ailleurs réussi trouver du temps dans son horaire chargé pour une entrevue téléphonique avec le Journal.

L'amoureuse des animaux n'est plus surprise le matin quand elle arrive au travail et découvre une boîte de carton avec de petits chatons à l'intérieur.

« Dimanche matin, à notre arrivée, nous avons vu une laisse rongée sur la clôture et un petit chien blanc, qui l'avait probablement rongée, dans le champ. Ça nous a pris quatre jours pour le récupérer », confie-t-elle.

La SPCA Montérégie se déplace aussi pour aller chercher les nouveaux orphelins. « On nous a appelés cette semaine parce qu'un Rottweiler avait été laissé dans un appartement à Marieville », ajoute la responsable, choquée.

Manque de recherches

Si de moins en moins de propriétaires tolèrent la présence de bêtes à poil, de plus en plus de famille achète des animaux sans toutefois avoir bien évalué les conséquences.

« Les gens ne connaissent pas les races et ne choisissent pas le chien le plus adapté à leur style de vie. Ils ne font pas assez de recherches. Le petit chiot devient vite grand. Il faut avoir le temps de le promener, de s'en occuper. On dirait qu'après les deux jeunes enfants, la voiture dans l'allée et la maison, ça prend un chien pour compléter le scénario ! », confie Mme Robertson d'un ton indigné.

La directrice ajoute que lorsque des gens se présentent pour adopter un chien dans l'établissement de Sainte-Angèle-de-Monnoir, elle prend bien soin d'expliquer toute l'implication qu'apporte l'arrivée d'un nouveau membre dans la famille.

« S'ils ont une vie trop occupée, j'essaie de le décourager d'acheter un chien », continue-t-elle.

Par contre, de belles histoires se sont aussi déroulées dans le refuge qui donne une deuxième vie au meilleur ami de l'homme. « On vient de placer deux chiens à Ottawa. Des gens sont déjà venus de Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick pour adopter un chien. Il y a même un homme de New York qui est venu chercher un bouvier bernois croisé parce qu'il ressemblait à son ancien chien décédé. »

« On donne un message de sensibilisation chaque année. Les gens n'écoutent pas ! » Linda Robertson, directrice de la Société protectrice des animaux

Trop de chats

Alors que les chiens délaissés trouvent souvent preneurs lors des journées d'adoption, les chats, eux, sont moins populaires et surtout en grand nombre.

Il y a des chats partout, sous les balcons, dans les remises. C'est une catastrophe ! C'est assez grave. Il faut que les Villes comment à regarder comment traiter le problème», explique Mme Robertston.

De plus, avec les changements climatiques et les températures clémentes d'hiver, celle-ci explique que des petits chatons naissent toute l'année et non seulement l'été, empirant le problème de surpopulation.

Un message qui ne passe pas

Quand on lui demande de sensibiliser les gens à ne pas abandonner leur animal, Mme Robertson soupire.

« On donne un message de sensibilisation chaque année. Les gens n'écoutent pas », déplore-t-elle.

Celle-ci avertit toutefois de ne jamais laisser un animal dans un champ ou dans rue, mais de plutôt téléphoner à la SCPA Montérégie au 450 460-3075.

Quelques recommandations

Ne surtout pas abandonner l'animal, que ce soit dans le domicile d'origine, dans la rue ou en pleine nature.

Essayer de lui trouver une nouvelle famille adaptée à son style de vie en utilisant son réseau de contacts (famille, amis, collègues)

Aller le porter dans un refuge ou un établissement qui recueille les animaux pour qu'il soit offert en adoption.

(Source : Ordre des médecins vétérinaires du Québec)

 Avant d’adopter un animal, il est important de :

Évaluer les coûts reliés à avoir un animal: nourriture, visites chez le vétérinaire, divers produits de soin animal, etc.

Connaître son espérance de vie et déterminer si vous avez le temps et l’énergie d’en prendre soin jour après jour.

Prévoir une période d’adaptation à son nouvel environnement et comprendre que l’animal pourrait causer certains dégâts durant cette période.

(Source : SPCA Montréal)

 

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