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Brasserie Unibroue : un rayonnement international

Avec plus de 200 médailles et distinctions internationales obtenues depuis sa fondation, la brasserie Unibroue continue son expansion aux quatre coins de la planète. Ses bières, qui portent poursuivent aussi leur chemin chez nous et s’invitent à table.

«Comme avec le vin,  on associe maintenant la bière à la nourriture. C’est une nouvelle tendance au Québec, on le voit, c’est de plus en plus hot», indique Sylvain Bouchard, sommelier en bière depuis 2009 au sein de l’entreprise, basée à Chambly.

Selon lui, l’époque où bière ne rimait qu’avec chips et ailes de poulet est révolue.

«La bière se marie avec tout, de l’entrée au dessert, elle peut accompagner un repas, comme le ferait un vin», affirme-t-il.

Bien qu’il existe depuis plusieurs années aux États-Unis, le concept de sommelier en bière est nouveau au Québec.

«Ultimement, je suis un conseiller. C’est une autre innovation qu’Unibroue a amenée. Ce qui me fait triper dans la bière c’est les saveurs, tout le côté patrimonial et historique et ultimement son aspect résolument social», dit M. Bouchard, qui œuvre au sein de la brasserie depuis plus de dix ans.

Lors de son arrivée, l’entreprise était encore dirigée par son fondateur, André Dion, mais depuis la brasserie a été achetée par Sleeman, en 2004, qui a à son tour été acquise par la Japonaise Sapporo International, en 2006.

Les grands honneurs

Au fils des ans, plusieurs bières d’Unibroue,  la plus importante brasserie artisanale au Québec, ont récolté des honneurs. Parmi les bières les plus primées, La Fin du Monde (36 médailles), la Trois Pistoles (26 médailles), et la Maudite (25 médailles).

Première bière brassée par l’entreprise, la Blanche de Chambly, qui a fêté ses 20 ans, a complété un tour du chapeau l’automne dernier en remportant le titre de Meilleure bière blanche de type belge (witbier) au monde au World Beer Awards, parmi près de 600 bières inscrites provenant d’une trentaine de pays.

Son secret? Une bière faite à 50% d’orge et à 50% de blé, le blé lui apportant un petit côté acidulé, élaboré avec de la pelure d’orange séchée et des graines de coriandre, donnant une bière fraîche, légère et aromatique.

Lors du World Beer Championship 2013 de Chicago, la brasserie a reçu 12 médailles dans la catégorie « Belgian & Continental Style Ales». 

Des États-Unis, au Chili, en passant par la France, l’Afrique du Sud et l’Australie, les produits d’Unibroue voyagent aux quatre coins du monde.

L'entreprise, qui brasse plus de 15 marques de bières,  emploie plus de 300 personnes dans les secteurs de la production, de la distribution, des ventes et de la commercialisation et de l'administration.

Nouveaux horizons

Originaire de la Rive-Sud, Sylvain Bouchard est un véritable mordu de la bière.

«C’est mon dada», s’exclame-t-il. Lorsqu’il a commencé à s’intéresser à cet univers, au milieu des années 1980, les produits de microbrasserie étaient encore rares au Québec.

«J’étais le fatigant qui amenait une bouteille de bière à table au souper de Noël plutôt qu’une bouteille de vin, raconte-t-il, en riant. Les premières fois que j’ai suggéré de faire des soirées bières et fromages, au début des années 2000, j’étais un extra-terrestre, les gens ne voulaient même pas essayer ou je devais leur tordre un bras.»

Aujourd’hui, lorsqu’il propose un bières et fromages, ou un bières et chocolats, les gens sont beaucoup plus ouverts.

«Ça surprend encore les gens, mais la différence c’est qu’ils sont curieux, ils portent attention et ils goûtent. Là on peut passer à une autre étape, je vois vraiment une différence depuis cinq ou six ans.  C’est nouveau et ils tombent tous sous le charme», raconte M. Bouchard, emballé.

Le sommelier d’Unibroue travaille aussi de plus en plus avec des chefs.

«Je fais beaucoup de soupers gastronomiques. On va dans un restaurant, qui sert habituellement du vin, et on fait une soirée, de six ou huit  services, où tout est fait en fonction de la bière de l’entrée au dessert», relate-t-il. Plus d’une fois, le sommelier a entendu des gens affirmant ne pas aimer la bière changer complètement d’idée à la suite d’une telle soirée.

Suggestions d’un pro

Le site Internet d’Unibroue, aussi récipiendaire de plusieurs prix, propose plusieurs recettes et idées d’accord mets-bières.

«Comme avec le vin, les gens peuvent y aller par essai-erreur, on s’entend, c’est rare que ce ne soit vraiment pas bon», dit M. Bouchard, qui souhaitait être professeur d’histoire avant de tomber dans le monde de la bière.

Des suggestions? Côté desserts: une crème brûlée avec une Maudite, à se rouler par terre selon le sommelier,  un brownie au chocolat, tout juste sorti du four, avec une Trois Pistoles ou encore une tarte tatin aux pommes avec un verre d’Éphémère aux pommes.

«Amusez-vous, lance le sommelier. Il n’y a rien qui ne se mari pas avec de la bière, certains plats sont seulement plus difficiles à accorder.»

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