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Compétition de drones: Un Marievillois et son équipe se distinguent

NOUVELLES TECHNOLOGIES - Le club Dronolab de l'École de technologie supérieure (ÉTS) a accédé à la deuxième marche du podium lors d'une compétition nationale de drones, qui se tenait du 2 au 4 mai à Southport, au Manitoba. «Cette année, le défi nous avantageait en terme de distance et de terrain à couvrir», croit le capitaine de l'équipe, Pascal Chiva-Bernard.

Depuis quatre ans, le Marievillois fait partie du club Dronolab de l'ÉTS. Celui qui entame sa dernière année de baccalauréat en Génie mécanique s'implique bénévolement auprès du club depuis ses débuts. «Quand je suis arrivé, ça faisait seulement quatre mois que Dronolab existait. Au fil du temps, j'ai vu se développer les techniques. La robotique aérienne est un domaine nouveau, en pleine expansion», rappelle-t-il.

Les huit membres du club Dronolab consacrent plusieurs heures par semaine au développement de drones. «Tout se fait en fonction des compétitions. On utilise des plateformes industrielles pour faire des tests et on essaie de développer les meilleurs drones possibles. Tout le programme informatique qui gère la plateforme, le code source qui fait en sorte que ça marche, est aussi développé à l'intérieur du club», précise l'étudiant.

L'équipe Dronolab s'est préparée plusieurs mois en vue de la sixième Unmanned Systems Canada Student UAV Competition, qui avait lieu au Manitoba au début du mois. «Vers la fin du mois de septembre, on a su quelle mission il faudrait remplir. Puis, on avait huit mois pour se positionner et évaluer les options possibles. On a ensuite remis un rapport pour expliquer ce qu'on comptait faire. Il fallait aussi prouver qu'on avait nos autorisations de vol émis par Transports Canada et que notre plateforme volait bien», énumère Pascal Chiva-Bernard.

Le scénario imaginé par les organisateurs de la compétition plongeait Dronolab dans un conflit opposant le propriétaire d'un pipeline enfoui et les fermiers d'un village éloigné se plaignant de la pollution générée autour du pipeline, brisé possiblement à la suite d'un glissement de terrain.

Les étudiants avaient donc pour mission de géolocaliser et mesurer avec précision les surfaces contaminées par le pipeline ainsi que le volume de terre déplacée par le glissement de terrain, en plus de repérer les véhicules et personnes non autorisées dans la zone. Un défi qu'ils ont réalisé avec brio en faisant voler deux drones simultanément, «une première dans l'histoire de la compétition», rappelle l'ÉTS.

Je termine mes études à la fin de l'été, mais c'est sûr que je ne serai pas loin de l'équipe. Pascal Chiva-Bernard

Pas toujours facile d'opérer un drone

Le club Dronolab de l'ÉTS existe depuis maintenant quatre ans. S'il a accédé, pour la première fois de son histoire, à un podium lors d'une compétition nationale, les choses n'ont pas toujours été si faciles pour l'équipe, aux dires de son capitaine.

«Avant, on ne voyait pas beaucoup d'avions voler, parce que c'était vraiment le début des drones», explique Pascal Chiva-Bernard. «Même nous, je me rappelle qu'on a déjà fait une belle présentation de crashes!»

L'étudiant admet que la majorité des équipes se sont grandement améliorées au fil du temps. «Le calibre a vraiment augmenté. Les universités avaient cette année des nouveaux drones entièrement conçus par elles. Les équipes étaient très fortes.»

Au total, 11 équipes d'un peu partout au Canada ont participé à la sixième Unmanned Systems Canada Student UAV Competition. L'Université de Sherbrooke est repartie avec la première place, suivie du club Dronolab. Ce dernier a également reçu une mention des juges et des membres de Systèmes Télécommandés Canada pour avoir décroché le premier Certificat d'opérations aériennes spécialisées permettant l'opération de plus d'un drone à la fois.

Prochaines compétitions

Les membres du club Dronolab participeront à plusieurs autres compétitions internationales de drones au cours des prochaines années, dont le UAV Challenge – Outback Rescue, qui aura lieu en Australie. Leur mission sera alors d'identifier et de localiser un mannequin abandonné dans un champ pour lui acheminer une bouteille d'eau. «Il y a aussi une compétition aux États-Unis qui nous intéresse. C'est de l'opération de drones et de l'identification de cibles au sol», conclut Pascal Chiva-Bernard.

 

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